ABMM - Telethon Belgique









PROJETS FINANCES



100.000 EUR pour la recherche en Belgique !

PROJETS FINANCES
100.000 EUR, c’est la somme qui a été donnée en 2006 grâce à nos donateurs et à nos bénévoles.

Nous avons libellé 5 chèques de 20.000 EUR à 5 équipes belges de recherche suite à l’appel d’offres de l’association.

Description des projets soutenus :

UNIVERSITE CATHOLIQUE DE LOUVAIN

FACULTE DE MEDECINE

DEPARTEMENT DE PHYSYOLOGIE

LABORATOIRE DE PHYSIOLOGIE CELLULAIRE (FYCL)

Philippe GAILLY, M.D., Ph.D.


PROJET 2005 / 1 - Involvement of TRP channels in Duchenne muscular Dystrophy

La maladie de Duchenne se caractérise par une dégénérescence musculaire importante et précoce. Il s’ensuit une perte progressive de force qui est extrêmement invalidante. Nous étudions un modèle murin (souris mdx) de la maladie qui, comme le patient atteint de dystrophie, est déficient en dystrophine, une protéine du cytosquelette. Nous avons montré récemment que

1. Des fibres musculaires isolées de muscles mdx survivent moins bien en culture que leurs contrôles. La mort cellulaire observée semble due à un processus d’apoptose (mort cellulaire programmée)

2. La mort cellulaire peut être diminuée lorsque les cellules sont cultivées dans un milieu appauvri en calcium. Les cellules mdx présentent un influx de calcium qui est augmenté par rapport aux cellules contrôles. Cet influx de calcium est dépendant des stocks (reticulum) et passe par un canal appelé TRP (« Transient Receptor Potentiel »).

3. Des résultats récents obtenus dans notre laboratoire suggèrent que le canal TRP impliqué pourrait appartenir à la famille des TRPC (« TRP canonique » ) ou des TRPV (« TRP de type vanilloide »). L’identité et les caractéristiques biophysiques du canal seront étudiées plus en détail.

4. Certains canaux TRP sont activés par des lipides, notamment l’acide arachidonique, produit par la phospholipase A2, (PLA2). Par ailleurs, on sait que l’activité de cette enzyme est décuplée dans les muscles dystrophiques. Nous proposons donc d’étudier si l’influx anormal de calcium est lié à la production anormalement élevée d’acide archidonique. A l’inverse, l’entrée anormalement élevée de calcium pourrait être responsable de la production exagérée d’acide arachidonique par la PLA2, une enzyme dont l’activité est calcium-dépendante.

L’acide arachidonique est un facteur clef dans le déclenchement de l’apoptose. Nous proposons donc d’étudier dans quelle mesure ce messager participe à la mort cellulaire des fibres mdx maintenues en culture.


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UNIVERSITE CATHOLIQUE DE LOUVAIN

FACULTE DE MEDECINE

DEPARTEMENT DE PHYSIOLOGIE ET DE PHARMACOLOGIE

UNITE D’ENDOCRINOLOGIE ET METABOLISME

Pr S. BRICHARD


PROJET 2005 / 2 - Rôle potentiel de l’adiponectine dans les myopathies

La myopathie de Duchenne (Duchenne muscular dystrophy, DMD) est la myopathie humaine transmise par voie héréditaire la plus fréquente. Alors que la déficience en dystrophine est la cause primaire de la DMD, la réponse inflammatoire accompagnant les dommages encourus par les myofibres en cas de myopathie pourrait exacerber le développement de la maladie. Une meilleure compréhension du rôle de l’inflammation pourrait ouvrir des perspectives pour la thérapie de la DMD. L’adiponectine, ApN, est une adipocytokine sécrétée quasi exclusivement par le tissu adipeux en conditions normales. Un de ses principaux tissus-cibles est le muscle. L’ApN y accélère le captage du glucose et l’oxydation des acides gras et y exercerait des propriétés anti-inflammatoires. Nous avons mis en évidence in vivo et in vitro l’induction surprenante d’ApN dans le muscle squelettique en cas de stress inflammatoire ou oxydatif. L’induction musculaire d’ApN serait un mécanisme local de protection contre des réactions inflammatoires excessives ou des dommages oxydatifs. L’ApN pourrait donc être potentiellement impliquée dans la pathogénie des myopathies. Nous souhaitons poursuivre nos recherches sur les interactions entre ApN et muscle en cas de stress inflammatoire/oxydatif. D’une part, nous tenterons de développer l’étude de la régulation de l’ApN dans le muscle chez des souris myopathes (souris mdx). D’autre part, nous étudierons les effets de cette adipocytokine sur le muscle lui-même pour dégager l’intérêt physiologique réel de cette induction musculaire et pour en identifier les mécanismes génétiques et moléculaires.


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PERIPHERAL NEUROPATHY GROUP

MOLECULAR GENETICS DEPARTMENT

FLANDERS INTERUNIVERSITY INSTITUTE FOR BIOTECHNOLOGY (VIB)

UNIVERSITY OF ANTWERP (UA)

Prof. Dr. Vincent Timmerman, PhD

Dr. Albena Jordanova, PhD


PROJET 2005 / 3 - Molecular Genetics of Dominant Intermediate Charcot-Marie-Tooth Neuropathies (DI-CMT)

Les neuropathies de Charcot-Marie-Tooth (CMT) sont les plus fréquentes des maladies neuromusculaires, avec une prévalence de 1 sur 2500 individus. Elles sont caractérisées par une faiblesse progressive et une amyotrophie des pieds et des mains, une hypoesthésie distale variable et une absence des réflexes tendineux. Les personnes atteintes peuvent être handicapées dès leur plus jeune âge, et il n’existe pas de thérapie efficace. Sur la base de critères électrophysiologiques et histopathologiques, les neuropathies de type CMT sont divisées en deux entités cliniques majeures. La CMT du type 1 (CMT1) est caractérisée par des conductions nerveuses motrices inférieures à 38m/s. Par contre, la CMT de type 2 (CMT2) est caractérisée par des conductions nerveuses variant de valeurs normales à légèrement réduites. Dans certaines familles de CMT, les malades peuvent avoir des valeurs de vitesses de conduction motrice variables, soit normales soit fortement diminuées, et sont donc compatibles aussi bien avec la CMT1 qu’avec la CMT2. Cette forme dominante et intermédiaire du CMT (DI-CMT) a été reconnue comme une entité génétique et clinique depuis 2001, lors de la description de grandes familles avec une forme intermédiaire de CMT et liée à trois loci chromosomiques différents. Ce projet ABMM a pour but d’étudier la génétique moléculaire et les corrélations génotype-phénotype des neuropathies d’DI-CMT. Ceci constitue une première étape afin de mieux comprendre les mécanismes pathogéniques des maladies héréditaires du système nerveux périphérique.


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UNIVERSITE CATHOLIQUE DE LOUVAIN

GENETIQUE

Dr Isabelle MAYSTADT

Aspirante F.N.R.S.


PROJET 2005 / 4 - Etude des amyotrophies spinales atypiques

Les amyotrophies spinales (SMA) forment un groupe hétérogène d’affections caractérisées par une dégénérescence des motoneurones spinaux associée à un déficit musculaire progressif, une atrophie musculaire et une perte des réflexes. A côté de la forme clinique classique de SMA, il existe plusieurs formes d’amyotrophies spinales non liées au gène SMN1, qui diffèrent par le mode de transmission, par l’âge d’apparition, par la topographie du déficit ou par l’association à une atteinte du système nerveux central. Depuis deux ans, nous étudions ces formes atypiques d’amyotrophies spinales, tant d’un point de vue clinique que d’un point de vue génétique. Nous avons ainsi pu décrire un nouvelle forme chronique généralisée de SMA, de transmission autosomique récessive. L’étude d’une grande famille consanguine nous a permis de préciser la localisation génétique du gène responsable de cette forme particulière de SMA sur le chromosome 1p36. Nous avons ensuite mis en évidence, dans deux familles différentes, deux mutations au sein d’un gène situé à l’intérieur de cette localisation. Le projet vise donc à préciser la fonction et à confirmer le rôle pathogène de ce gène grâce à diverses études fonctionnelles. Les conséquences de cette recherche permettront la mise au point de tests applicables au conseil génétique et au diagnostic prénatal pour les familles concernées. Cette approche génétique devrait également permettre de mieux comprendre les mécanismes de survie du motoneurone, ouvrant ainsi peut-être la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques.


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UNIVERSITE CATHOLIQUE DE LOUVAIN

UNITE DE READAPTATION ET DE MEDECINE PHYSIQUE

Professeur Jean-Louis Thonnard


PROJET 2005 / 5 - La mesure de l’activité chez les patients atteints de maladies neuromusculaires.

Malgré que l’altération de la fonction motrice est le problème majeur rencontré par les patients atteints de maladies neuromusculaires, il existe très peu d’instruments spécifiques mesurant leur activité. De plus, les problèmes moteurs de ces patients sont généralement progressifs au cours du temps. Il est donc important de pouvoir quantifier leur activité et de pouvoir suivre l’évolution de leur maladie. L’objectif principal de ce projet est de développer un outil clinique mesurant l’activité chez les enfants et les adultes atteints de maladies neuromusculaires. Cet outil visera à optimaliser leur prise en charge car cette évaluation permet :

a) d’établir le bilan des capacités résiduelles lors de la prise en charge du patient, de fixer les objectifs du traitement et de suivre l’évolution du patient.

b) aux cliniciens d’évaluer l’efficacité du traitement appliqué aux patients atteints de maladies neuromusculaires de telle façon à arrêter les traitements inefficaces et à poursuivre les traitements efficaces afin d’optimaliser la réadaptation et de comparer les traitements entre eux.

c) d’accroître l’efficacité et le rendement des traitements pour l’entièreté des patients atteints de maladies neuromusculaires lorsque cette échelle rentre dans un programme systématique d’évaluation.

d) de justifier les remboursements des soins de santé.

PROJETS FINANCES


Ensemble, pour vaincre les maladies neuromusculaires !