ABMM - Telethon Belgique










Projets financés en 2007



Nous avons reçu 10 projets de recherche et 1 projet concernant la mise en place d'un Registre national "Duchenne".

Chaque dossier a été envoyé à chaque membre du Conseil scientifique pour expertise. Le 29 juin, le Conseil scientifique s'est réuni et nous a donné son avis sur chaque projet. En fonction de leur qualité scientifique et en tenant compte du budget disponible, les projets suivants pourront être subventionnés grâce aux fonds receuillis à l'occasion du Téléthon Belgique 2007 et à un don de 20.000 EUR reçu du Téléthon français (AFM).

Le projet concernant la mise en place d'un Registre national des mutations dans la maladie de Duchenne et dans les amyotrophies spinales est réalisé par le Dr Christine VERELLEN-DUMOULIN de l'Université Catholique de Louvain et de l'Institut de Pathologie et de Génétique de Gosselies et est financé pour un montant annuel de 35.000 EUR. Ce projet s'inscrit dans le programme européen "Treat NMD".

Nous avons également financé l'UCL (Saint-Luc, Pr Dr VAN DEN BERGH) pour le diagnostic par la technique du Wertern Blot pour un montant de 5.000 EUR et l'achat de matériel de recherche pour le laboratoire du Pr. BELAYEW de l'UMH pour un montant de 6.134 EUR. Nous avons également subventionné le labo du Pr GILLIS de l'UCL pour l'achat de matériel de recherche pour un montant de 5.000 EUR.

Au total, en 2007, nous aurons donné la somme de 198.134 EUR (157.000 EUR pour la recherche et 41.134 EUR dans le cadre de l'aide aux personnes). Il faut ajouter à ce montant les sommes qui ont servi à aider les patients directement (dons et prêts sans intérêt pour l'achat d'aides techniques principalement) !

Nous tenons à remercier nos donateurs, nos bénévoles, nos partenaires, les membres du Conseil scientifique, ... sans qui tout cela ne serait pas possible.

PROCHAIN TELETHON : 7 & 8/12/2007

Vous trouverez ci-après une description des projets de recherche.



- Functional study of the DUX4 and DUX4c proteins expressed in FSHD.



Prof. Alexandra BELAYEW
Académie Universitaire Wallonie-Bruxelles
Université de Mons-Hainaut
Laboratoire de Biologie Moléculaire
Avenue du Champ de Mars, 6
7000 - Mons

Budget : 20.000 EUR

Résumé : La dystrophie musculaire facioscapulohumérale est une maladie génétique (1/20.000 naissances) liée à des délétions d’un fragment du chromosome 4. Chez les individus non affectés, ce locus comprend de 11 à 100 copies d’un élément répété de 3,3 kb nommé D4Z4, et on pense qu’il est couvert d’une chromatine compacte qui inhibe l’expression de gènes voisins. Dans les cellules de patients, où il ne reste que 1 à 10 copies de D4Z4, cette chromatine pourrait s’ouvrir et permettre l’expression des gènes voisins.

Nous avons identifié un gène DUX4 dans chaque unité D4Z4, ainsi qu’un gène voisin très semblable, nommé DUX4c. La protéine DUX4 est toxique à forte dose et induit la mort des cellules dans lesquelles on la produit au laboratoire. La protéine DUX4c ne présente pas un telle toxicité mais perturbe la différentiation musculaire. Nous avons montré que la protéine DUX4 est exprimé dans des myoblastes de patients atteints de FSHD mais pas chez les contrôles, et que DUX4c est exprimé dans des muscles de contrôles, de patients atteints de dystrophie de Duchenne ou de FSHD. La quantité de DUX4c détectée est plus élevée chez ces patients, en particulier chez ceux à qui il restait le moins d’éléments D4Z4.

Dans ce projet nous voulons mieux comprendre les fonctions de DUX4 et DUX4c dans la cellule. Les protéines fonctionnent au sein de grands complexes où elles sont associées avec différents partenaires : dans un premier but, nous voulons identifier les partenaires de DUX4 et DUX4c. Dans la première approchee, nous voulons confirmer des interactions avec des partenaires déjà identifiés dans un projet antérieur financé partiellement par l’ABMM. Dans la seconde, nous voulons purifier tout le complexe auquel DUX4 ou DUX4c appartient et identifier par une méthode très sensible la nature de leurs partenaires. L’idée est de pouvoir à plus long terme perturber par de petites molécules (qui pourraient devenir des médicaments) l’interaction de DUX4 avec ses partenaires de toxicité.

Dans le second but de ce projet, afin de comprendre la fonction de DUX4 et DUX4c sur un organe complet, nous voulons étudier l’effet de l’expression de ces protéines sur les muscles de la patte arrière de souris suite à l’injection en intra-veineuse de gènes artificiels produisant DUX4 ou DUX4c. Cette stratégie permet d’éviter les problèmes de toxicité de DUX4 qui empêchent de produire des souris transgéniques qui le surexpriment.



- Molecular Genetics of Hereditary Sensory Neuropathies



Vincent TIMMERMAN
Peripheral Neuropathy Group
VIB Department of Molecular Genetics
Institute Born Bunge
University of Antwerp
Universiteitsplein 1
B-2610 Antwerpen

Budget : 20.000 EUR

Dans le groupe des neuropathies de Charcot-Marie-Tooth (CMT), on trouve des formes avec une atteinte sensitive du système nerveux périphérique plus prononcé que l’atteinte motrice. Ces formes font parties des neuropathies héréditaires autonomes et sensoriels (HSN ou HSAN). Les neuropathies dans ce groupe sont souvent accompagnées de complications, comme des mutilations et amputations des membres distales.

On distingue aujourd’hui huit localisations chromosomiques et sept gènes, selon l’âge (premiers symptômes), les caractéristiques cliniques ou le mode de transmission génétique. Ce projet a pour but d’identifier des mutations dans les gènes connus pour HSN dans une cohorte de 79 patients et leurs familles.

Cette étude nous permettra de corréler les phénotypes (caractéristiques cliniques, électrophysiologiques et neuropathologiques) avec les génotypes (mutations dans les gènes). Ces analyses sont importantes afin de délimiter les mutations à un phénotype spécifique ou à un spectrum de formes d’HSN. Nous allons aussi examiner des gènes candidats qui jouent un rôle dans l’interaction moléculaire et biologique. L’identification des gènes et mutations causales pour l’HSN sont importants afin de comprendre le pathomécanisme de la perte proéminente sensitive, souvent accompagnée de complications d’acro-mutilation chez les patients.

L’étude nous permet aussi de sélecter des familles dans le but d’identifier des nouveaux gènes et protéines concernés dans le système nerveux périphérique.



- Création et utilisation de lignées de cellules musculaires humaines cybrides porteuses des mutations mitochondriales A8344G et A3243G : étude des relations entre dysfonctionnement mitochondrial, biogenèse mitochondriale et réponse apoptotique.


Thierry Arnould, Professeur au département de Biologie, FUNDP
Patsy Renard, Professeur au département de Biologie, FUNDP
Unité de Recherche en Biologie et Biochimie Cellulaire (URBC)
Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix (FUNDP)
61 rue de Bruxelles - 5000 Namur
Budget : 20.000 EUR (financé grâce au soutien de l'AFM

Au niveau génétique, les myopathies mitochondriales sont causées par des mutations ou des délétions qui influencent directement le fonctionnement de la chaîne de transport d'électrons de la mitochondrie, principale productrice d'énergie dans la cellule. Ces défauts génétiques peuvent survenir dans des gènes localisés dans le noyau de la cellule, ou bien dans le génome contenu dans les mitochondries (ADNmt).

Au niveau tissulaire, les myopathies mitochondriales sont caractérisées par une faiblesse musculaire et une amyotrophie (perte du tissu musculaire) progressives, qui pourraient provenir d'une mort cellulaire par apoptose (ou suicide cellulaire). En effet, plusieurs études réalisées sur des biopsies musculaires de patients souffrant de myopathies mitochondriales indiquent la présence de marqueurs apoptotiques, mais ces données varient d'une maladie à l'autre, en fonction de son origine génétique, d'un patient à l'autre, et même d'une fibre musculaire à l'autre. Récemment, il a été montré que l'apoptose ne s'observe que dans les fibres musculaires contenant beaucoup de mitochondries (fibres reconnaissables par des stries rouges : « ragged red fibers »). La prolifération des mitochondries est une caractéristique des myopathies mitochondriales qui peut se comprendre comme un moyen de compenser par le nombre les déficiences des mitochondries qui produisent peu d'énergie, mais cette découverte suggère qu'un trop grand nombre de mitochondries peut entraîner le suicide de la cellule.

Cette hypothèse sera testée expérimentalement dans ce programme de recherche à l'aide d'un modèle cellulaire pertinent. Nous créerons des lignées stables de cellules musculaires humaines contenant des mitochondries porteuses de deux mutations différentes, responsables des pathologies MELAS (A3243G) et MERRF (A8344G). Ces mutations perturbent la synthèse de l'ensemble des protéines codées par le génome mitochondrial. Nous comparerons ces lignées cellulaires mutées à leur équivalent sain afin d'évaluer l'abondance des mitochondries et la tendance de ces cellules à mourir par apoptose en réponse à une stimulation par Fas L et le TNFalpha. Nous rechercherons les mécanismes moléculaires qui lient ces deux caractéristiques au dysfonctionnement de la chaîne respiratoire. Enfin, pour tester l'hypothèse énoncée, nous provoquerons une réduction de l'abondance des mitochondries en inhibant l'expression de PGC-1, le principal régulateur de la biogenèse mitochondriale, avant d'observer la réponse apoptotique de ces cellules dans ces conditions.

Ces recherches permettront de mieux comprendre les relations qui existent, dans des cellules musculaires humaines, entre les mitochondries déficientes dans leur capacité de produire de l'énergie, la biogenèse des mitochondries et la sensibilité de ces cellules à mourir par apoptose. Les resultants attendus sont susceptibles d'ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques.


- Role of TRP channels in the development and in the contractile function of normal and dystrophic muscles.



Philippe Gailly, M.D, Ph.D.
Université Catholique de Louvain
Département de Physiologie
Laboratoire de Physiologie Cellulaire
55/40 av. Hippocrate
1200 Bruxelles

Budget : 20.000 EUR

Résumé : La maladie de Duchenne se caractérise par une dégénérescence musculaire importante et précoce. Il s’ensuit une perte progressive de force qui est extrêmement invalidante. Nous étudions un modèle murin (souris mdx) de la maladie qui, comme le patient atteint de dystrophie, est déficient en dystrophine, une protéine du cytosquelette. La dystrophine constitue un lien entre la matrice extracellulaire et l’actine cytosquelette. Son absence rend la membrane apparemment plus fragile et le muscle dystrophique est particulièrement sensible à la contraction eccentrique (contraction musculaire accompagnée d’un allongement). Ceci explique probablement l’atteinte importante des muscles qui opèrent naturellement de façon eccentrique comme le diaphragme.

Nous avons montré précédemment que l’absence de dystrophine provoque un contrôle anormal des certains canaux ioniques membranaires. Ceci se solde par une entrée accrue de calcium dans la fibre musculaire ce qui pourrait entraîner l’activation de protéases calcium-dépendantes appelées calpaines, provoquer un dysfonctionnement mitochondrial et ainsi mener à la mort cellulaire. Plus récemment, nous avons étudié plus en détail les propriétés biophysiques des canaux en question et montré qu’ils pouvaient être activés non seulement par la vidange des stocks intracellulaires de calcium (reticulum sarcoplasmique) mais aussi par l’étirement membranaire. Ces deux stimuli se produisant lors de chaque contraction musculaire, nous proposons d’étudier de rôle de ces canaux dans la contraction isométrique du muscle normal et dans la sensibilité du muscle dystrophique à la contraction eccentrique.

Ces canaux stocks-dépendants et mécanosensibles semblent aussi impliqués dans le développement musculaire. Nous étudierons donc leurs rôles dans la prolifération et la différenciation (en particulier la fusion des myoblastes en myotubes).



- Analyse fonctionnelle des mutations d’une petite “heat shock protein”, HSP27, et leurs rôles dans certaines neuropathies motrices.



Ludo Van Den Bosch
Neurobiology
Campus Gasthuisberg O&N2, PB1022
Herestraat 49
B-3000 Leuven - Belgium

Budget : 20.000 EUR

Résumé :

Introduction et contexte : Les neuropathies motrices héréditaires distales (HMN) sont des désordres moteurs du système nerveux périphérique qui provoquent une atrophie importante et une perte des muscles distaux des membres. Il y a quelques années, nous avons découvert qu’il existe 5 différentes mutations dans le gène HSP27 qui peuvent causer les HMN distales et une maladie axonale dérivée de la maladie de Charcot-Marie-Tooth. Au cours de ce projet, nous voulons découvrir comment ces mutations au niveau du gène codant pour la petite “heat shock protein”, Hsp27, sont capables de causer ces maladies.

Objectifs de cette étude : La réalisation de notre étude se base sur deux parties complémentaires. Premièrement, nous souhaitons savoir si le mutant Hsp27 interfère dans le transport axonal des neurones moteurs primaires. Il a déjà été montré que Hsp27 joue un rôle important dans l’organisation du réseau de neurofilaments, qui est important pour le transport et le maintien du cytosquelette axonal. Dans la seconde partie de ce projet, nous construirons des souris transgéniques qui n’expriment pas Hsp27 ou qui surexpriment différents mutants Hsp27. Les résultats de ces expériences nous permettraient de répondre à la question de savoir si ces mutations au niveau de Hsp27 causent les neuropathies motrices à cause d’une “perte de fonction” ou à cause d’un “gain de fonction”. De plus, en créant un ou plusieurs modèles de souris transgéniques, nous espérons obtenir un outil d’étude afin de tester différentes approches thérapeutiques contre ces neuropathies motrices.

Implications en thérapie humaine : l’étude du transport axonal dans les neurones moteurs primaires pourraient nous fournir davantage de compréhension sur le mécanisme pathologique responsable des neuropathies motrices causées par des mutations de Hsp27. Le ou les modèles animaux qui seront également développés au cours de ce projet pourraient finalement nous apprendre beaucoup concernant le mécanisme de la maladie. De plus, ces modèles transgéniques pourraient devenir des outils importants pour le “screening” d’agents thérapeutiques futurs qui pourraient guérir ou ralentir ces neuropathies motrices ou d’autres neuropathies motrices.


- Drosophila melanogaster as a genetic model for senataxin-associated syndromes: ALS4 and AOA2



Erik Storkebaum
Patrick Callaerts
Laboratory of Developmental Genetics
VIB-PRJ8 & KU Leuven
Center for Human Genetics
Onderwijs & Navorsing 1
Herestraat 49, bus 602
B-3000 Leuven - Belgium

Budget : 20.000 EUR

Résumé :

Des mutations dans le gène Senataxine conduisent à deux maladies de dégénérescence des neurones appelées ALS4 et AOA2. La première est caractérisée par une dégénérescence des nerfs moteurs, qui provoque d’abord une faiblesse musculaire, puis une paralysie et conduit finalement à la mort. La seconde maladie, AOA2, est caractérisée par une ataxie, qui se traduit par un dérèglement dans la coordination des mouvements et une dégénérescence des nerfs moteurs et sensoriels. Compte tenu de leur découverte récente, les raisons pour lesquelles ces mutations provoquent des maladies de dégénérescence des neurones restent encore inconnues. De plus, à ce stade, aucun modèle animal n'est encore disponible.

En manipulant les gènes de la mouches du vinaigre Drosophila melanogaster, nous voulons développer un modèle animal pour l'étude des maladies ALS4 et AOA2. Le choix de le drosophile, plutôt que la souris, est la possibilité offerte dans ce modèle animal d'identifier plus facilement les gènes, ou facteurs génétiques, qui pourraient influencer le processus de la maladie. L’identification de ces gènes devrait nous éclairer sur les mécanismes menant à ces maladies et nous donner des pistes quant aux voies potentielles d'intervention de médicaments à développer chez l’homme. Ainsi cette recherche pourrait être un premier pas pour trouver un traitement effectif pour cette maladie, qui reste jusqu'ici incurable.



- MG 132



Jean-Marc RAYMACKERS
UCL – Faculté de Médecine
Laboratoire de physiologie de l'exercice (EDPH)
UCL/IEPR, place de Coubertin 1 – 1348 Louvain-La-Neuve
010/ 47 46 21
Jean-Marc.Raymackers@uclouvain.be

Budget : 12.000 EUR

Résumé :

Les patients atteints par la maladie de Duchenne présentent une myopathie sévère se traduisant par une faiblesse musculaire qui entraîne le recours rapide à un fauteuil roulant. Malgré les progrès scientifiques dans cette maladie, en particulier génétiques, il n’existe
actuellement pas de traitement et le décès des patients survient souvent avant trente ans. La maladie est causée par une mutation dans le gène Dmd, qui empêche la production de la protéine « dystrophine » normale. La dystrophine normale est située sous la membrane des fibres musculaires et s’associe à un ensemble de protéines appelé « complexe associé à la dystrophine » (ou CAD). Ce complexe pourrait jouer un rôle dans la protection mécanique du muscle lors des contractions et/ou empêcher l’élévation de calcium dans la cellule, qui pourrait à son tour entraîner l’activation de protéines destructrices de cellules. Dans les deux cas, il semble que le premier pas vers la destruction de la cellule est l’absence du CAD sous la membrane musculaire. Dès lors, toute stratégie favorisant la bonne localisation et la fonction du CAD serait une arme thérapeutique indéniable. C’est la voie que suivent plusieurs équipes de recherche, qui ont montré que l’augmentation de la concentration d’utrophine (une protéine présente dans tous les muscles, même les muscles malades) dans des muscles dépourvus de dystrophine pouvait compenser l’anomalie génétique.

L’administration de MG-132 à des souris mdx (le modèle animal le mieux étudié de maladie de Duchenne) améliore l’aspect microscopique des muscles. La raison de cet effet positif n’est pas claire, mais pourrait être liée à l’action pharmacologique du MG-132, à savoir l’inhibition du protéasome (une sorte de moulinette cellulaire chargée de détruire les protéines non fonctionnelles). De plus, on ne sait pas si l’amélioration de l’aspect du muscle s’accompagne d’une restauration de sa fonction.

L’objet de notre étude est double :

1.vérifier in vitro et in vivo que l’administration de MG-132 améliore la fonction du muscle de souris mdx

2.comprendre les raisons de cette amélioration en analysant la localisation de l’utrophine et du CAD. Une amélioration des performances musculaires et l’explication rationnelle de celle-ci permettraient de tester rapidement des analogues du MG-132, déjà utilisés en clinique, mais dans d’autres maladies.



- Comparing the activity of the transcription factor NF-kappa B in in vitro models for idiopathic inflammatory myopathies and Duchenne muscular dystrophy



Prof. Dr. Jan L. De Bleecker
University Ghent
Faculty of Medicine
Unit Internal Medicine, Department Neurology
University Hospital Ghent, 1K12 IA
De Pintelaan 185 - B9000 Ghent – Belgium

Budget : 20.000 EUR

Résumé : Comparer l'activité du facteur de transcription NF-kappa B dans les modèles in vitro pour les myopathies inflammatoires idiopathiques et la dystrophie musculaire de Duchenne

Les myopathies inflammatoires (MI) sont classifiées comme des maladies auto-immunes. Les patients souffrent d’une affaiblissement de muscle modérée à grave et l’inflammation primaire des muscles squelettiques peut mener à une invalidité sérieuse. En grand, il y-a trois groupes: les dermatomyosites (DM), les polymyosites (PM) et les myosites à inclusions (MAI). Cette sous division est déterminée par des critères cliniques, des observations histopathologiques hors d’une biopsie musculaire, les mécanismes immunopathologiques, et leur réponses aux thérapies immunomodulatrices. La thérapie conventionnelle pour traiter des maladies auto-immunes est basée sur les glucocorticoïdes (GC). les patients affectés par PM et DM plus souvent sont responsives aux traitements. Pourtant, des patients affectés de MAI, dans lequel le mécanisme immunopathologique ressemble celle du PM, ne réagissent à aucune thérapie immunosuppressive ou immunomodulatrice. Jusqu'à présent, la cause de la résistance aux GC reste obscure. La différente réponse aux GC est peut-être liée aux effets dégénératives qui se présentent en MAI. Ces effets se manifestent aussi dans la maladie d’ Alzheimer et sont caractérisés par la révocation et l’entassement de toutes sortes de protéines toxiques, grâce auquel une inflammation secondaire surgit. Néanmoins, des patients qui souffrent du dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) répondent aux GC, même s’il agit d’une maladie dégénérative des muscles qui cause une inflammation modérée et purement secondaire.


Nous supposons que la différence entre les MAI et le DMD pourrant se situer dans la composition ou l’activité du facteur de transcription NF-?B. Cette protéine a été identifiée comme le facteur clé dans les maladies auto-immunes, responsable de l’induction des gènes inflammatoires. Le NF-?B actif est composé d’un ensemble composé de différents sous unités de protéines, chacun avec ses caractéristiques spécifiques protéomiques. Bien que le NF-?B et son inhibiteur I-?B sont considéré essentiels pour l’auto-immunité, ses rôles exacts dans l’inflammation musculaire restent inconnu jusqu’à présent. Des études précédentes ont révélées que les NF-?B sous unités présentes une affinité diverse pour les récepteurs de GC, ce qui prouve que les deux réseaux de signaux sont connectés. Notre groupe de recherche ‘s engage à comprendre les interactions entre les NF-?B sous unités, les différents types de l‘inhibiteur I-?B et les récepteurs de GC. Nous espérons d’obtenir des nouvelles compréhensions des MI, et surtout des MAI. Finalement notre recherche pourrant former la base de thérapies plus spécifiques et efficaces.



Merci Téléthon 2007


Photo prise par Jean-Louis Maniquet (AWIPH) lors du "Merci Téléthon" du 8 septembre 2007



Merci Téléthon Belgique 2007


Ensemble, pour vaincre les maladies neuromusculaires !